LIMOGES

"A Limoges, les hommes ont de l'esprit et les femmes de la blancheur."

(La Fontaine, 1663)

On ne veut pas parler de céleste auréole mais de lumière terrestre, d'un parcours de lumière qui donne aux places et monuments de Limoges un éclat surprenant, un autre état, une autre vie. Cheminez seul ou joignezvous àun groupe sous la conduite d'un guide de l'office de tourisme, de la place d'Aine (tribunal) à l'hôtel de ville, par les halles et Saint-Aurélien et la belle fontaine de la place, ou à la préfecture par Saint-Michel, les places du Présidial et Fontaine-desBarres, ou encore par la cour du Temple, Saint-Pierre, le Verdurier, la chapelle GayLussac, le Conseil régional, la place HauteCité, la cathédrale et le portail de la Règle. C'est une féerie de lumière, un immense plaisir des yeux et de l'esprit et une tout autre cité qui valorise son patrimoine. On découvrira que cette ville ne dort que d'un oeil et que les noctambules ne manquent ni de bonnes tables ni de séduisants spectacles, ni de boutiques alléchantes, ni d'accueillantes discothèques... (On peut faire les parcours en sens inverse ou en tous sens, de 22 h à 24 h environ).

Après la visite de la ville, attardez-vous sur les deux musées réprésentatifs de l'art Limousin :

- Musée municipal de l'Evêché (émail)

- Musée National Adrien Dubouché (porcelaine-céramique)

 

 

L' Oeuvre de Limoges

La tradition fait remonter au Vlle siècle et à St Eloi, orfèvre, l'origine de l'émaillerie limousine. La qualité de cet art, inspiré des Byzantins, doit certes à un riche passé artisanal, mais plus encore à l'innovation technique : abandon de la feuille d'or pour celle de cuivre, réalisation de pièces en creux (champlevé) et non cloisonnées. Son succès est dû largement à l'influence d'abbayes comme Saint-Martial ou Grandmont et au « mécénat » des Plantagenêts. Au Xllle siècle sont réalisés des centaines d'émaux, d'inspiration tant profane que religieuse, dans des ateliers importants et l'Europe entière ; le Moyen­Orient aussi apprécie « l'OEuvre de Limoges n. La guerre de Cent Ans a ruiné les ateliers. Au XVe siècle, le renouveau est dû à une nouvelle technique, celle de l'émail peint où excellent Monvaerni et les Pénicaud. Au XVIe siècle, Léonard Limosin est le maître incontesté de l'émaillerie limousine, illustrée encore par Pierre Raymond, Noailher ou Courteys ; ils utilisent aussi les techniques de la grisaille et de l'émaillage des pièces de forme. Ces maîtres ont donné naissance à de véritables dynasties d'émailleurs qui, jusqu'au XVllle siècle, perpétuent les techniques sans acquérir toujours la même réputation. Les Laudin et les Noailher sont les meilleurs représentants de ces périodes. Au XVllle siècle, l'art de l'émail a pratiquement disparu. Il est vrai qu'à la concurrence des émaux russes et vénitiens, aux XVe et XVIe siècles, s'ajoutera, au XVllle siècle, celle d'autres centres français, Paris en particulier, et étrangers, comme Genève.

Visiter la porcelaine...

Les manufactures de porcelaine n'acceptent qu'avec réticence les visites de groupes et qu'exceptionnellement les individuelles. On s'adressera à l'office du tourisme. L'une des plus anciennes (GDA, rue Donzelot) accepte le public après rendez-vous, et il en va de même pour l'entreprise Fontanille et Marraud, rue de la Réforme. Le Pavillon de la porcelaine (sortie sud, route de Toulouse) présente une belle exposition de porcelaines Haviland, une vidéo projection de qualité et une démonstration de fabrication. Les ateliers de décor sont plus accessibles, comme Lazeyrat (rue de Fontaury) ou DugrainDelorge (avenue De Lattre-de­Tassigny). Tous pratiquent la vente directe.